Entre le plateau picard et la vallée du Thérain, le sous-sol de Beauvais change radicalement en quelques centaines de mètres. Dans le quartier Saint-Just, les limons reposent souvent sur une craie plus ou moins altérée, alors que vers Voisinlieu, on tombe rapidement sur des alluvions sablo-graveleuses saturées. Pour un projet de fondation ou d’infiltration des eaux pluviales, cette variabilité oblige à mesurer la perméabilité réelle du terrain. L’essai Lefranc permet de caractériser les sols, tandis que l’essai Lugeon s’applique au rocher crayeux fracturé qu’on rencontre sous une bonne partie de la ville. Dans les deux cas, notre laboratoire intervient avec un matériel étalonné pour fournir des coefficients de perméabilité fiables, indispensables au dimensionnement des ouvrages. Ce type d’investigation est souvent couplé à un essai de plaque quand le projet prévoit des dallages sur des remblais de vallée.
Un essai Lugeon dans la craie fracturée de Beauvais révèle souvent des perméabilités dix fois supérieures à celles estimées sur échantillon remanié.
Caractéristiques du service à Beauvais

Défis techniques typiques à Beauvais
Sur les chantiers de Beauvais, on observe régulièrement que le niveau de la nappe de la craie remonte en hiver jusqu’à moins de deux mètres de profondeur dans les secteurs proches du Thérain. Un essai de perméabilité réalisé en période sèche sans piézomètre de contrôle peut donner des résultats trompeurs, surtout si la craie est partiellement désaturée. L’autre risque classique, c’est le débourrage : dans les limons de plateau, un essai Lefranc mal protégé par un tubage provisoire voit sa cavité s’effondrer, faussant complètement la mesure du débit absorbé. Notre protocole impose un contrôle de stabilité du forage avant injection et une purge soignée pour éliminer les fines de forage. Enfin, un rapport d’essai sans analyse de la fracturation du rocher (orientation, ouverture des diaclases) passe à côté de l’essentiel pour un projet de fondation profonde dans la craie beauvaisienne.
Nos services
Deux configurations d’essai de perméabilité sont proposées selon la nature du terrain rencontré sur votre site beauvaisien.
Essai Lefranc en sol meuble
Destiné aux limons, sables et alluvions de la vallée du Thérain. Réalisé dans un forage stabilisé par tubage, il mesure la perméabilité locale en charge constante ou variable. Conforme à la norme NF EN ISO 22282-2, il fournit le coefficient k directement exploitable pour les études de rabattement de nappe ou d’infiltration.
Essai Lugeon en massif crayeux
Spécifiquement adapté au rocher fracturé, cet essai est conduit selon la norme NF P94-131. Il consiste à injecter de l’eau sous pression dans un intervalle de forage isolé par obturateurs. Les résultats expriment l’unité Lugeon (1 UL ≈ 1×10⁻⁷ m/s) et permettent de cartographier les zones de forte perméabilité dans la craie séno-turonienne de Beauvais.
Questions et réponses
Quel budget prévoir pour un essai de perméabilité à Beauvais ?
Comptez entre 600 € et 910 € pour un essai Lefranc ou Lugeon unitaire, déplacement et rapport d’interprétation inclus. Le prix final dépend de la profondeur à tester, du nombre de paliers de pression et de l’accessibilité du terrain. Un devis détaillé vous sera remis après visite préalable du site.
Comment faire la différence entre un essai Lefranc et un essai Lugeon ?
L’essai Lefranc s’applique aux sols meubles (limons, argiles, sables). On mesure la perméabilité en charge constante ou variable dans une cavité non pressurisée. L’essai Lugeon s’utilise exclusivement dans le rocher fracturé, ici la craie de Beauvais. Il consiste à injecter de l’eau sous pression par paliers successifs, ce qui permet d’évaluer le comportement hydraulique des fissures.
Pourquoi est-il important de mesurer la perméabilité de la craie à Beauvais ?
La craie du plateau beauvaisien peut présenter des réseaux de fractures et parfois des poches karstiques qui créent des circulations d’eau préférentielles. Ignorer ces écoulements conduit à sous-estimer les débits d’exhaure en phase de terrassement ou à mal dimensionner un bassin d’infiltration. L’essai Lugeon donne une image fiable de cette perméabilité de massif, impossible à obtenir sur un simple échantillon de carotte.